Le Conseil fédéral adopte le rapport sur la coopération au développement (dernière modification, le 21.1

Berne, Communiqué de presse, 21.10.2009

Le Conseil fédéral a adopté le 21 octobre 2009 à l’intention du Parlement le rapport sur les arrêtés fédéraux du 8 décembre 2008 concernant la continuation de la coopération au développement. Celui-ci met en lumière les répercussions que pourrait avoir, sur le plan financier et en matière de politique de développement, une augmentation de l’aide publique au développement qui passerait à 0,5 % du revenu national brut (RNB).

La crise financière et économique touche très durement les pays en développement et les pays émergents, au point de compromettre certains progrès atteints dans la lutte contre la pauvreté et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Le Conseil fédéral est d’avis que notre pays doit continuer à participer à hauteur de son poids économique à la réduction de la pauvreté et à la résolution des autres problèmes mondiaux. Si la Suisse veut influer de fait sur la conception des réglementations internationales, il est indispensable qu’elle assume sa part du financement des institutions globales (ONU, FMI, Banque mondiale, OCDE, banques régionales de développement, OMC). 

Selon le rapport, les dépenses annuelles de l’aide publique au développement devraient croître de 7,1 % afin que l’objectif de 0,5 % puisse être atteint d’ici à 2015. Les fonds complémentaires cumulés représenteraient 775 millions de francs pour la période 2010 à 2013, puis 963 millions pour la période 2014 à 2015. A cela, il faut opposer la consolidation du budget fédéral. Le Département fédéral des finances a en effet été chargé d’élaborer un programme permettant d’alléger le budget de 1,5 milliard de francs par an par rapport au plan financier 2011 à 2013. 

Le Conseil fédéral réitère l’objectif visant à augmenter la part de l’aide publique au développement. C’est pourquoi il a décidé de soumettre au Parlement un message permettant à la Suisse de participer à l’augmentation de capital des banques de développement multilatérales, tout comme à la 12e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement et à la 9e reconstitution des ressources du Fonds pour les opérations spéciales de la Banque interaméricaine de développement. Au vu de la situation financière et de la mise en œuvre de sa décision de consolidation du budget, le Conseil fédéral ne demandera toutefois au Parlement de débloquer des moyens supplémentaires pour les banques de développement multilatérales qu’à partir de 2013.

En 2008, la Suisse a consacré 0,42 % de son produit intérieur brut à la coopération au développement. Elle se situe ainsi au 12e rang des 22 Etats de l’OCDE. Dans les deux arrêtés fédéraux du 8 décembre 2008 concernant les crédits de programme sur la continuation de la coopération technique et de l’aide financière de la DDC et sur la continuation du financement des mesures de politique économique et commerciale du SECO, le Parlement a demandé au Conseil fédéral de présenter en 2009 un message relatif à un crédit de programme complémentaire visant à faire passer la part de l’aide publique au développement de la Suisse à 0,5% du revenu national brut (RNB) d’ici à 2015.  

Pour de plus amples informations

Jörg Frieden, directeur du Domaine Coopération globale, DDC,
tél. +41 31 322 34 76
Beatrice Maser Mallor, cheffe du centre de prestations Coopération et développement économiques, SECO, tél. +41 31 324 07 53


Contact

Information DFAE
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
Tél.: (+41) 031 322 31 53
Fax: (+41) 031 324 90 47
E-Mail: info@eda.admin.ch


Editeur:

Département fédéral des affaires étrangères
Département fédéral de l