Gestion des eaux de ruissellement dans le Tchad sahélien

Projet terminé

Le Tchad sahélien est caractérisé par une dégradation continue ainsi qu’une gestion non durable des ressources naturelles. Grâce aux seuils d’épandage, à la réhabilitation et à l’aménagement de plusieurs vallées, la DDC améliore la gestion de l’eau, réduit la désertification des bas-fonds et contribue à la sécurité alimentaire d’un million d’habitants. Les effets attendus des ouvrages construits permettront une extension des surfaces cultivables et la gestion équitable par les organisations des bénéficiaires.

Pays/région Thème Période Budget
Tchad
Eau
Agriculture et sécurité alimentaire
Conservation des ressources en eau
Ressources en eau à usage agricole
01.11.2015 - 30.11.2018
CHF 7'600'000
Contexte

Pour 90 % de la population des régions du Wadi Fira, de l’Ennedi Est et Ouest et du Batha, l’élevage et l’agriculture constituent des activités vitales et représentent les principales sources de revenu des ménages. Bien que ces secteurs offrent de bonnes perspectives d’avenir en raison de la présence d’importantes ressources en terres et en eau, ils dépendent des aléas climatiques faute d’une bonne maîtrise de l’eau. Par ailleurs, l’érosion dans les bas-fonds, due au ruissellement des eaux de pluie, entraîne une perte importante en eau et en terres fertiles.

En conséquence, la fréquence des crises alimentaires s’accélère et une proportion accrue des ménages est en situation d’insécurité alimentaire (20 % des ménages ruraux en 2014 au niveau national, mais 61 % dans le département de Biltine, Wadi Fira, et 38 % dans le département de Batha Est). De plus, la forte croissance démographique et la présence de centaines de milliers de réfugiés soudanais, en particulier dans le Wadi Fira, amplifient encore ce phénomène.

Objectifs

La sécurité alimentaire des populations vivant dans les périmètres des seuils dans les régions du Wadi Fira, de l’Ennedi Est, de l’Ennedi Ouest et du Batha est améliorée et la dégradation des bas-fonds y est inversée.

Groupes cibles
  • Les communautés locales (exploitants des périmètres des seuils dans les régions d’intervention) ;
  • Les organisations des  producteurs.
Effets à moyen terme
  • Les nappes phréatiques sont rechargées, la production agricole et pastorale dans les bas-fonds s’accroît et la population environnante améliore ses revenus et sa sécurité alimentaire ;
  • Les populations et les autorités locales sont capables d’entretenir durablement les seuils d’épandage et de planifier et réaliser des mesures additionnelles d’aménagement contre l’érosion dans les versants ;
  • Il existe une volonté et une capacité nationale pour la multiplication des seuils d’épandage dans le Tchad sahélien.
Résultats

Principaux résultats attendus:  

  • 80 nouveaux seuils sont aménagés dans 3 régions d’intervention ;
  • 2'700 ha submergés sont récupérés ;
  • 11 nouveaux CGO sont opérationnels ;
  • Les exploitants des bas-fonds sont renforcés en techniques agricoles et appuyés dans la commercialisation de leurs produits ;
  • L’approche et la technique des seuils sont prises en compte par les acteurs clés (écoles techniques, ministères, bailleurs).


Principaux résultats antérieurs:  

Les seuils d’épandage ont permis notamment de prolonger de plusieurs mois la période des cultures de maraîchage ainsi que l’abreuvement du bétail sur toute l’année dans certains bas-fonds aménagés. Le nombre de producteurs a augmenté de 20 % et leurs revenus annuels ont doublé en moyenne. Nous relevons également les résultats suivants :

  • 82 seuils construits et 4 réhabilités ;
  • 3'700 ha de surfaces submergées ont été récupérés ;
  • 11 entreprises locales et 8 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) ont été formés et sollicités pour la construction des seuils ;
  • 17 Groupements de Gestion des Ouvrages sont opérationnels ;
  • 7 bureaux d’étude  ont réalisé 107 études techniques.

Le bilan de la phase 1 est positif. Les résultats atteints ont confirmé la pertinence de l’intervention par rapport à son objectif global. L’analyse coûts/bénéfices a également démontré l’efficience du Programme avec un taux de rentabilisation interne estimé à 30 %. Sur le plan technique et environnemental, l’implication des bénéficiaires dans la gestion des ouvrages et dans la mise en œuvre de mesures d’aménagement (antiérosive et d’infiltration) sera renforcée alors que l’approche technique choisie est maintenue. Un accent particulier sur la gestion foncière et la valorisation des vallées aménagées doit être apporté, notamment par un appui complémentaire auprès des communautés dans l’élaboration de convention d’utilisation et dans le domaine technique du  maraîchage avec un accent particulier sur les aspects genre. Le dialogue politique sectoriel et les synergies avec d’autres projets doivent être intensifiés.


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Partenaire de projet Partenaire contractuel
Secteur privé
  • Secteur privé étranger Nord


Autres partenaires
  • Les Ministère de l’agriculture et de l’hydraulique et les délégations régionales concernées ;
  • Les autorités traditionnelles (chefs de canton).
Coordination avec d'autres projets et acteurs
  • Les écoles techniques nationales;
  • Projets de la DDC au Tchad : renforcement du pastoralisme ; cartographie des ressources en eau ; opérationnalisation de la filière semencière.
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   7'600'000 Budget suisse déjà attribué CHF   7'250'336
Phases du projet Phase 3 01.12.2018 - 30.11.2022   (Phase en cours)

Phase 2 01.11.2015 - 30.11.2018   (Completed)

Phase 1 01.08.2012 - 31.10.2015   (Completed)