La Suisse s’engage pour la prévention de l’extrémisme violent

Communiqué de presse, 06.04.2017

La Division Sécurité humaine du DFAE a consacré sa conférence annuelle à la prévention de l’extrémisme violent. Ouverte par la secrétaire d’Etat suppléante du DFAE, Krystyna Marty Lang, cette conférence, qui s’est tenue ce jeudi 6 avril 2017 à Berne, a montré que l’inclusion politique constitue une clé essentielle dans le domaine de la prévention de l’extrémisme violent. Elle a également permis de mettre en exergue les efforts de la Suisse dans ce domaine au niveau international.

La secrétaire d’Etat suppléante du DFAE a ouvert la conférence annuelle de la Division Sécurité humaine du DFAE – Organisée à Berne, cette conférence était consacrée à la prévention de l’extrémisme violent.
La secrétaire d’Etat suppléante du DFAE a ouvert la conférence annuelle de la Division Sécurité humaine du DFAE – Organisée à Berne, cette conférence était consacrée à la prévention de l’extrémisme violent © DFAE

La Suisse, inspirée des axes recommandés dans le Plan d’action des Nations Unies sur la prévention de l’extrémisme violent, s’est dotée en 2016 d’un Plan d’action de politique étrangère dans ce domaine.  Ce plan vise notamment à aborder les causes de l’extrémisme violent, qui peuvent être de nature politique, sociale ou économique.

La Division Sécurité humaine (DSH) du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s’engage auprès de ses partenaires à agir sur ces causes et ce, au moyen d’outils qui ont fait leurs preuves dans le domaine de la sécurité humaine. Dans le domaine de la prévention de l’extrémisme violent, la DSH est notamment active en Afrique du Nord, au Sahel et au Moyen-Orient comme l’illustrent deux projets présentés lors de la conférence de ce jeudi.

Le premier projet réalisé en étroite collaboration avec la Suisse a été mis en place fin 2015 à Ettadhamen, dans  l’agglomération de Tunis. Ce projet avait pour but de lutter contre  la marginalisation politique et sociale ressentie par les jeunes de ce quartier réputé difficile, en renforçant leur participation à la gouvernance locale. Ainsi, les autorités locales ont encouragé 740 jeunes à s’exprimer sur leur quartier afin de connaître leurs attentes en lien avec leurs conditions de vie. Ils ont notamment participé à l’élaboration d’un outil d’information, l’OpenStreetMap qui est une cartographie en ligne de leur quartier utilisée par la suite par le gouvernement local.  Les jeunes se sont dès lors sentis écoutés et impliqués dans la gestion locale comme a pu le constater le chef du DFAE, Didier Burkhalter, lors de sa visite à Tunis en novembre 2016.

Le deuxième projet est une initiative lancée par la Suisse avec les Nations Unies. Il s’agit d’un espace de dialogue régional sur la prévention de l’extrémisme violent qui a rassemblé des participants d’une quinzaine de pays d’Afrique du Nord, de l’ouest et centrale. La première rencontre a eu lieu en juin dernier à Dakar et la prochaine aura lieu en mai à N’Djamena, au Tchad. Les participants ont ainsi pu débattre ensemble des réponses à apporter à l’extrémisme violent. Ils se sont basés sur un diagnostic commun du phénomène qui touche leurs pays de diverses manières. Ces échanges ont créé une dynamique régionale qui a renforcé l’engagement de ces acteurs en faveur de l’approche de prévention.

Ces deux projets, parmi d’autres, ont été évoqués par les panélistes de la conférence annuelle de la DSH. En provenance de Mauritanie, de Tunisie, du Nigéria ainsi que des Nations Unies et de l’Union africaine, ces experts ont parlé de leurs expériences en lien avec leurs contextes géographiques et institutionnels particuliers.

Dans son allocution, la secrétaire d’Etat suppléante du DFAE a rappelé que l’extrémisme violent est inacceptable et doit être combattu et condamné. Mme Marty a également relevé l’importance de la prévention et des efforts que la Suisse déploie au niveau international pour faciliter le dialogue, assurer la gestion et la transformation des conflits, promouvoir la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’Etat de droit, mais aussi pour intégrer les groupes marginalisés, les jeunes et les femmes, améliorer la formation et l’emploi et réduire les inégalités socio-économiques.  La Suisse contribue ainsi à consolider le lien de confiance entre les citoyens et leurs institutions, à ouvrir de nouveaux horizons et partant de là, à œuvrer à l’élimination des facteurs qui peuvent conduire à l’extrémisme violent.

De son côté, la cheffe de la DSH, l’ambassadeur Heidi Grau a relevé que l’exclusion politique est au cœur des causes de l’extrémisme violent. Les revendications légitimes doivent trouver les espaces politiques pour s’exprimer pacifiquement. Faciliter des espaces de dialogue politique inclusif est au cœur de la prévention, a souligné Mme Grau.


Informations complémentaires

Prévention de l’extrémisme violent
Plan d’action de politique étrangère de la Suisse pour la prévention de l’extrémisme violent


Allocution de l’ambassadeur Krystyna Marty Lang, Secrétaire d’Etat suppléante du DFAE (de/fr)(pdf, 306kb)


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