Soutien au Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires au Niger (DNPGCCA) – Phase 5


Au Niger, plus de 3 millions de personnes sont affectées chaque année par l'insécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces crises entrainent les ménages dans un cercle vicieux de pauvreté et de vulnérabilité. Pour faire face à ce défi, les autorités du Niger ont créé un dispositif national de prévention et de gestion des catastrophes et crises alimentaires. La Suisse accompagne ce Dispositif afin de soutenir durablement la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables.

Pays/région Thème Période Budget
Niger
Agriculture et Sécurité alimentaire
Aide humanitaire
Aide alimentaire d'urgence
Production agricole (y compris gestion des ressources naturelles)
Aide alimentaire d'urgence
Politiques agricoles et cadres normatifs (y compris politiques commerciales)
Aide alimentaire d'urgence
01.05.2016 - 31.12.2019
CHF 11'000'000
Contexte

80% de la population du Niger tire ses revenus d'activités agro-pastorales développées majoritairement au sein d’exploitations familiales. La pression des hommes et des animaux sur les ressources naturelles, la dégradation des sols, les changements climatiques et des politiques sectorielles de développement inadaptées affectent considérablement les systèmes de production. Cette fragilité structurelle est aggravée par des crises liées aux conflits dans les pays voisins (Nigéria, Mali, Libye) et sur le territoire nigérien. Pour faire face à ces contraintes, le gouvernement s’est doté d'un mécanisme de prévention et d'atténuation des crises pour soutenir et protéger les populations les plus vulnérables.

Objectifs

Le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires (DNPGCCA) – dispositif d’intervention et de coordination – garantit aux ménages vulnérables du Niger la sécurité alimentaire et nutritionnelle par la prévention, l’alerte précoce et la gestion efficace des catastrophes et des crises alimentaires.

Groupes cibles
  • Populations vulnérables et en précarité / insécurité alimentaire et nutritionnelle ; en 2015,

                - population à risque : 3.55 millions 
                  (habitants des 3'268 villagesoù la
                  campagne agricol est déficitaire)

                - population vulnérable : 2.7 millions
                  (personnes en insécurité alimentaire
                  selonune enquête menée sur le
                  terrain)

                - population en précarité : 710'000 [1]
                  (personnes en danger aigu de survie)

  • Collectivités territoriales (régions, communes)
  • Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires au Niger (DNPGCCA)

 

 

 

[1] Chiffres du DNPGCCA et du PAM 

 

 

 

 

 

Effets à moyen terme
  • Le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaires (DNPGCCA) répond de façon efficace et durable, aux besoins des populations vulnérables – y incluses les plus démunies, les femmes et les jeunes – afin de faciliter leur accès à une alimentation saine et variée.
  • Le Dispositif augmente ses performances et met en place un système d’administration et de gestion financière transparente et efficace, répondant aux standards internationaux.
  • La concertation entre les cellules du DNPGCCA, avec les Ministères concernés et avec les PTF est améliorée grâce à un dialogue politique continu ouvert, franc et inclusif. Les bailleurs de fonds s’y expriment d’une seule voix.
Résultats

Principaux résultats attendus:  

  • Les interventions planifiées, ciblées et coordonnées  atténuent les effets des crises alimentaires sur les ménages, et sur les femmes et les enfants en particulier
  • Les Observatoires de Suivi de la Vulnérabilité (OSV, niveau communal) et les Systèmes Communautaires d’Alerte Précoce et Réponses d’Urgence (SCAP/RU, niveau village) sont opérationnels
  • La mobilisation rapide des moyens permet aux ménages vulnérables de préserver leurs moyens de subsistance : une moyenne d’au moins  700'000 personnes dispose d’une assistance pendant 3 mois ou plus
  • Le fonctionnement administratif et financier du Dispositif dispose de procédures claires et cohérentes. La gestion est transparente
  • L’organisation et la gestion interne est performante
  • Les acteurs humanitaires (PAM, FAO, ONG) et les bailleurs coordonnent leur soutien et s’alignent aux objectifs du DNPGCCA
  • Les cinq cellules coordonnent leurs activités et collaborent avec les Ministères


Principaux résultats antérieurs:  

  • Appui à plus de 700'000 personnes pendant au moins 3 mois chaque année
  • Élargissement du dispositif à la gestion des catastrophes et au soutien des filets sociaux
  • Mise en place d’un secrétariat permanent
  • Difficultés à coordonner les nombreux intervenants ; efforts nécessaires en matière de transparence
  • Faible articulation entre mandats d’intervention sur la vulnérabilité chronique (résilience, prévention) et les crises et catastrophes ponctuelles (aide alimentaire), rendant la planification et la coordination difficile
  • Amélioration de la gestion financière dans les années 2014 et 2015
  • Prise en considération de la sécurité alimen-taire des animaux afin de préserver les moyens de subsistance des ménages


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Coopération au développement
Partenaire de projet Partenaire contractuel
Institution étatique étrangère
Organisme des Nations Unies (ONU)
  • Central State of South East
  • Programme alimentaire mondial

Partenaire de mise en œuvre
Service d'état central
Partenaires multiples locaux

Autres partenaires

ONG nationales, organisations rurales, organisations communautaires, autorités déconcentrées et décentralisées.

Coordination avec d'autres projets et acteurs
  • Union Européenne, coopérations allemande, française, luxembourgeoise et espagnole
  • Haut-Commissariat i3N, PAM, FAO, PNUD, BM, ONG, RECA, organisations paysannes
  • Les programmes de la DDC au Niger, notamment de l’aide humanitaire, de l’appui aux collectivités territoriales (PACT), aux organisations paysannes (OP), aux éleveurs (PASEL), à la petite irrigation (PAPI), ainsi que la Promotion de l’emploi et de la croissance économique dans l’agriculture (PECEA)
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   11'000'000 Budget suisse déjà attribué CHF   4'574'587
Phases du projet Phase 5 01.05.2016 - 31.12.2019   (Phase en cours) Phase 4 01.06.2012 - 30.06.2015   (Completed)